Des obstacles de tout genre, des déceptions , des égarements mettent en péril nos espoirs.
Promis à une vie abondante et meilleure, nous marchons en croyant à un projet plus vaste et plus vital que celui qui se présente devant nous .Tout devient illusion, nous nous posons même la question de notre présence sur terre.
Combien les échecs, les défaites ne nous ont-ils pas fait penser que tout était fini et qu’aucun espoir ne nous était plus permis ? La poursuite de ce bonheur tant décrié et promis par la parole de Dieu devient lointain et même source d’agonie et de souffrances intenses. Nous sommes désemparés et plus seuls. Comme devant une impasse ; nous sentons confusément qu’il nous manque quelque chose ; le fossé entre ce que nous attendons de Dieu et la réalité de ce que nous vivons, a pris les dimensions d’un abîme, notre désespoir devient grandissant et intense. Nous devenons prisonniers des tristesses indicibles accentuées par des interrogations diverses qui augmentent notre désarroi. Que faire ? Vers où nous diriger ? Où puiser la force ?
Il y a un homme, il y a une vérité qui contredisent les difficultés : C’est Jésus christ.
Samuel prit une pierre, qu’il plaça entre Mitspa et Schen, et il l’appela du nom d’Eben-Ezer (pierre de secours) en disant : Jusqu’ici, l’Eternel nous a secourus.
Eben-Ezer , lieu d’où, vingt ans auparavant, l’Israél hypocrite, idôlatre et incrédule était parti pour se battre contre ces mêmes philistins. Et ce fut la défaite, la capture de l’arche de l’Eternel par l’adversaire et l’élimination de la prêtrise en Israél.
Pendant 20 ans, la manifestation des promesses de Dieu et la gloire de l’Eternel sont restés gravés comme un verdict divin sur la mentalité de cette nation qui avait oublié que c’était ce même Dieu qui les avait sorti de la captivité et qui demeurait l’acteur incontournable dans toute cette histoire.
Durant ces vingt années, Dieu s’est servi du message de Samuel pour réveiller les consciences et fondre les cœurs et maintenant que la défaite d’hier s’est changée en victoire, Samuel décerne à la pierre qui fut témoin de la repentance de tous et de la victoire de tout un peuple le nom même du camp où il s’était rassemblé 20 ans auparavant.
Devant les mêmes difficultés, Dieu donne la force de faire un pas de plus et nous sommes capables de discerner que le mot « Victoire » qui sort de nos lèvres est passé par le creuset de l’épreuve et qu’une réelle puissance se dégage d’un témoignage purifié.
Nous pouvons comme les enfants d’Israél dire qu’au sein des pires bouleversements ; au milieu des pires souffrances «Je sais plus que jamais que mon Rédempteur est vivant ».
Bien sûr, les philistins ne vont pas disparaître pour autant. Nous les retrouverons au cours de maintes batailles et, mettant en pratique l’enseignement de Samuel qui doit toucher toutes les fibres de notre être et remuer notre mentalité : que les philistins sont les adversaires et les ennemis de l’Eternel, notre Dieu.
L’Eglise me semble-t-il doit être le lieu où s’enracinent profondément les vérités bibliques ,lieu où les effets de ces vérités sont permanents par ce qu’elles laissent des traces profondes dans les consciences et dans les cœurs ; enfin lieu où se démontre la profonde reconnaissance à Celui qui, au gré d’une nouvelle action et visitation, lui donnera vigueur, foi et espérance pour gagner des multitudes d’âmes à son salut !!.
Un Véritable « Eben-Ezer » parmi nous : qui nous pousse ; malgré les frustrations que nous apporte les temps que nous vivons, même si les choses se détériorent ;les gens nous déçoivent et les problèmes s’accumulent……
Il y a toutes les raisons de saisir la profondeur de l’amour de Dieu au milieu de nos souffrances et nos échecs. Il est une solide raison d’éspérer. |